La technologie du tube sous vide
Le capteur à tubes sous vide est la technologie solaire thermique la plus performante : une excellente isolation, un grand rayon de captage et un très bon rendement, même en hiver.
Le principe du « thermos »
Un capteur sous vide est constitué d’une série de tubes de verre. Chaque tube est à double enveloppe, l’espace entre les deux parois étant mis sous vide — exactement comme une bouteille thermos garde les boissons chaudes. Le tube intérieur sert d’absorbeur : sa surface, traitée pour être « sélective », capte le rayonnement solaire et le convertit en chaleur, tandis que le vide limite fortement les déperditions vers l’air ambiant.
Le témoin de vide
Le bas du tube présente une couche argentée (baryum) : tant qu’elle est argentée, le vide est intact. Si elle devient blanche, le vide est rompu et le rendement chute — le tube est alors à remplacer (opération possible sans vidanger l’installation).
Le caloduc (heat-pipe)
Dans un tube à caloduc, l’échange de chaleur repose sur un mécanisme naturel d’évaporation / condensation d’un fluide scellé dans une tige de cuivre. La chaleur captée fait monter le fluide qui se condense au sommet (le condenseur), transmettant l’énergie au collecteur où circule l’eau du circuit primaire, parfaitement isolé dans son enveloppe. Au sommet du tube, la pipette de cuivre peut atteindre 250 °C — manipulez avec précaution.
Tubes sous vide ou capteur plan ?
À surface d’absorbeur égale, le tube sous vide offre un meilleur rendement que le capteur plan, surtout lorsque l’écart de température avec l’extérieur est important (hiver, climats froids). L’imagerie thermique le montre nettement : sur un capteur à tubes, la chaleur reste concentrée au niveau du collecteur et ne se perd pas, là où un capteur plan rayonne sa chaleur vers l’extérieur.
Une technologie éprouvée
Mise au point à l’origine à l’Université de Sydney (Australie), la technologie des tubes sous vide est aujourd’hui largement industrialisée — plusieurs millions de m² de capteurs sont produits chaque année. Elle équipe des installations partout dans le monde.
Ensoleillement, orientation et inclinaison
Le rayonnement solaire est largement suffisant pour produire de l’eau chaude dans toute l’Europe ; les écarts entre le nord et le sud existent, mais un chauffe-eau solaire fonctionne même par temps nuageux grâce au rayonnement diffus (l’appoint compense alors les jours les plus gris).
Idéalement, orientez le capteur plein sud et inclinez-le pour qu’il soit le plus perpendiculaire possible au soleil — de l’ordre de 50° en moyenne en France, davantage pour privilégier l’hiver. La « fraction solaire » (part des besoins d’eau chaude couverte par le solaire) dépend de cette orientation et de cette inclinaison ; le reste est assuré par l’appoint.
Certifications
Nos capteurs et kits sont certifiés CE (norme européenne), ISO 9001:2008, Solar Keymark et SRCC.
FAQ — Le tube sous vide
Pourquoi des tubes sous vide plutôt qu’un capteur plan ?
Le vide isole très efficacement l’absorbeur : le rendement est supérieur de 30 à 40 % à celui d’un capteur plan, surtout par temps froid, venteux ou nuageux.
Comment savoir si un tube a perdu son vide ?
Le bas du tube présente une couche argentée témoin : tant qu’elle est argentée, le vide est intact ; si elle devient blanche, le tube a perdu son vide et doit être remplacé.
Peut-on remplacer un seul tube ?
Oui. Aucune eau ne circule dans les tubes : on remplace un tube sans arrêter ni vidanger l’installation.
Les tubes résistent-ils au gel et à la grêle ?
Le circuit primaire est protégé par un mélange eau + antigel, et les tubes en verre borosilicate sont robustes ; selon la région, un filet anti-grêle peut être ajouté.